Le Récit Croustillant

Publié le par Méli

Ou le Voyage de Méli.

 

Mardi 21 Septembre 2010.

 

3h30

La porte de ma chambre s'ouvre. Ma Maman s'inquiète de ne pas me voir levée. Il faut dire que je n'avais pas précisé que je me levais à moins le quart. Je suis donc debout, fraîche et dispo, quelques cinq minutes plus tard. Je zombie-zone dans la maison, lavage, coiffage, maquillage, avalage d'une tasse de thé et d'un morceau de pain.

 

4h00

La C3 est prête, on a mis les bagages dans le coffre, direction l'Euroairport de Basel-Mulhouse-Freiburg. Manspach, Altkirch, Tagsdorf et autres noms alsaciens à la consonnance joyeuse, sont sur notre chemin. Arrivée prévue un peu avant 5 heures. Le moral va, l'appréhension est toujours là, mais je gère. Ça va.


http://www.airport-technology.com/projects/basel/images/10-airport-terminal.jpg4h45

Arrivée à l'aéroport. On sort la valise, le bagage à main, les cernes sous les yeux, et les dix mille paquets de mouchoirs qui sont de circonstances. On traverse le parking, et hop, nous voilà dans le hall. On papote, je m'enregistre dès que ces feignasses de guichetières daignent montrer le bout de leur nez, et mon ignoble bagage de 14kg parti, je vais m'installer sur un siège avec ma Maman chérie. En attendant de devoir passer sous *super bip*, ou la machine qu'on doit traverser sans faire biper, sinon le gardien de sécu l'est pas content.


5h30

Maman elle s'en va. Y'en a trois autres, de gamins, dans la fratrie, et ils sont tous seuls à la maison. Pis y z'ont école ce matin. Premiers pleurs. Deux fois. Mais on encaisse, j'suis une badasse, je ne pulvérise que quatre mouchoirs. Et puis, comme je m'ennuie, je vais faire le pied de grue derrière les autres en attendant d'aller faire biper la machine.

Mon tour arrive. Je pose mon bagage à main – on me demande d'en sortir l'ordinateur – mon blouson, et je passe la super machine. Qui bip. Youpi.

Les coupables ? Mes bottes. Forcément.

 

6h

J'ai remis mes bottes et je zone dans la zone d'embarquement. Je découvre que le Duty Free est réservé aux voyageurs des arrivées. Il n'y a qu'un petit café à disposition dans un coin et, après avoir bousillé un mouchoir supplémentaire, je décide que je n'en ai pas besoin.

On s'installe gentiment devant la porte numéro 2, à destination de Lyon Saint -Exupéry. Je zieute les news de France 24, sur la télé, et lis une demi-centaine de fois que l'extrême-droite a fait son entrée au Parlement Suédois.

 

6h25

Annonce pour l'embarquement de mon avion. Youpi ! De l'action. La peur au ventre, je m'avance, tend mon billet, et here we go. On descend les escaliers, on prend le bus – génial le concept, on prend le bus pour traverser la piste – ça caille et j'attends tranquillement que tous mes futurs compagnons de voyage embarquent... Dans le bus.

Après cinq minutes d'attente et cinq autres de trajet – je ne me demande plus pourquoi on embarque plus d'une demi-heure avant le décollage – nous voici au pied de...

C'est un avion ça ? Mais say tout pitit é.è

Faut pas être claustro, c'est sûr. Alors me voilà qui monte dans le n'avion, qui m'installe, et qui tue deux autres mouchoirs. Glps, j'en ai bientôt plus.

 

6h50

On pense que l'avion va décoller de suite, quand on est aussi inculte que moi qui n'avait jamais pris l'avion. Mais non. Il fait d'abord un tour de piste qui fait bien stresser les novices dans mon genre pendant bien dix minutes – où il rejoint la piste de décollage, forcément. Et là, c'est le décollage.

Un mot : wahou. « I wanna do this again », avait dit mon coloc, et c'est tout à fait ça. La sensation est géniale, le paysage est superbe... C'est avec impatience que je veux re-décoller, parce que la sensation est trop cool.

La collation arrive. Croissants croustillants – vachement bons – et verre d'eau. Gentil stewart.


http://critikparis.unblog.fr/files/2010/08/airfrance1.jpg

 

7h30

Début de l'atterrissage. Sentir l'appareil pencher vers l'avant, ça rassure pas, mais la sensation est aussi grisante que celle du décollage. Une fois que l'avion touche le sol, ça secoue un coup, mais c'est cool. On descend en se bousculant – ça m'a rappelé un train de la SNCF un jour de grèves – et on rejoint... LE BUS ! Qui nous ramène au terminal, pour rejoindre la correspondance.

Et là... Je vois... Duty Free. Partout. Occitane en Provence, Séphora... *.* Mais un peu perdue et à la recherche de mon terminal, je traverse l'aéroport en dix minutes – quand même – passe la douane en cinq secondes, et attend l'heure, en lisant les Echos, un journal économique qui ne m'a rien appris de plus que l'arrivée de l'extrême-droite au parlement suédois.

 

8h35

Embarquement imminent pour l'avion à destination de Birmingham.

On saute sur ses pieds, et here we go again. Les check des papiers, le bus, l'entrée dans l'avion – à peine plus grand ! - et...


http://www.planespotting.nl/newphotos/fra/F-GRJF.JPG

9h05

Décollage. J'adore ça, décidément, c'est trop cool. Dommage que ça coûte si cher.

Collation pendant le voyage, et rappel du décalage horaire avec l'Angleterre. Les deux moments clef du voyage concerneront l'instant où l'on a survolé Paris – gigantesque, impressionnante vue du ciel – et la traversée de la Manche. Juste génial. La mer est aussi bleue que le ciel, ça donne l'impression que le ciel est à la fois sous vos pieds et au-dessus de vos têtes. Encore une fois, la sensation est super. D'autant qu'on est au-dessus de la plupart des nuages...


9h55, heure locale.

Atterrissage. Ça secoue toujours, c'est marrant. Après une deuxième collation, et un thé cette fois, je suis d'attaque. Mais alors là, l'aéroport de Birmingham, c'est autre chose. Mais complètement.

C'est fuckin' grand. On traverse, on suit les indications – et les anglais qui étaient avec nous qui visiblement connaissent le chemin. On passe à nouveau la douane, et enfin, c'est l'heure de récupérer mes quatorze kilos de valise. Fiou. Retraversée, et enfin...

Hahin. Y'a du peuple. Où qu'il est le coloc ?

Ah, c'est celui-là qui me fait coucou. Ok. 'Get it.

Bonjour, have a nice trip, yes, alright. Voiture, motorway – il dit que c'est la campagne et ils ont une QUATRE VOIES TT – une heure de trajet et nous voilà sur les petites routes, direction Worksop.

 

De quoi on parle ? Boarf, rien d'intéressant. Les parcours scolaires, le fait que l'université est cheap en France, que c'est pour ça que plein de glandus - dont moi - y passent quelques années sans bosser, les comparaisons...

Et puis son chat est trop choupi, je l'aime déjà.

 

Le plus choquant, alors, Mademoiselle la Dépaysée ?

Bah le plus choquant vient de mon gêne comtois : voir des Peugeots avec le volant à droite, ça fait mal.

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Publié dans Vie Quotidienne

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J
<br /> Décollage et atterissage !!! =) *_* La même magie à chaque fois ! Content que ton voyage ne se soit pas terminé en galère-transports ;)<br /> See you and enjoy ;)<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Mes condoléances pour les Peugeots.<br /> Mais dis, t'as mis plein de détails, mais pas le nombre de pauses pipi auxquelles tu as échappée grâce à tous ces pleurs (je sais, je sors...)<br /> Et je veux une photo de son chat. Parce que j'aime les chats.<br /> Bref, ça fait plaisir que ça démarre bien =) Au moins, tu auras un élément de ton environnement qui te changeras pas =D (le chat, again =P)<br /> <br /> <br />
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