Métro, boulot, dodo

Publié le par Méli

Le monde professionnel est une jungle sans mot.

Ça, on savait.

Mais alors trouver du boulot, ou toucher les assedics, c'est un bordel que vous n'imaginez pas quand vous avez le malheur d'être dans ma situation – à savoir ne pas avoir fait de candidature avant juin pour les boulots d'été, et revenir de l'étranger.

Et je ne parle pas de l'inscription au CAPES.

 

Commençons par les assedics.

Je ne doute pas de la simplicité du système pour une personne régulière, vivant dans la Creuse, en n'ayant jamais mis les pieds ailleurs. Mais pas de bol, je suis frontalière, et étudiante en langues. Donc j'ai eu la bonne idée de toujours travailler à l'étranger.

Pour toucher les assedics, il me faut donc des petits formulaires... Que je n'arrive pas à obtenir. Ce serait que la Suisse, aucun souci, mais je peux pas me déplacer jusqu'au Nottingham Job Center tout de même ! Alors voici quelques semaines que j'essaie de les contacter par mail.

Allez voir sur leur site... Ils ne donnent que des numéros de téléphone.

Et tout le monde sait qu'appeler en surtaxé, ça fait plaisir à personne. Muimuimui.

 

Mais ça encore, c'est le plus tranquille. Parlons maintenant boulot.

J'ai été prise chez Acadomia, mais n'aurai probablement rien avant la rentrée...

Je dois rencontrer une maman d'enfants bilingues ce week-end, mais c'est un boulot pour la rentrée...

Sinon, j'avais un entretien dans une grande surface vendredi dernier. Je me déplace exprès de Besançon (où j'avais entretien chez Acadomia la veille) pour revenir à Belfort, à l'heure-dite. Outre le fait qu'on m'a fait faire une interro maths&logique – avec des énoncés tordus – et que j'ai du attendre une heure avant mon entretien, je trouvais que ça s'était bien passé. Le monsieur me dit qu'il a un autre entretien l'après-midi même, qu'il me rappellera le soir ou le lendemain matin pour confirmer ou infirmer. Et que le boulot serait pour fin juin et juillet.

Bon.
J'attends donc. Pas de coup de fil vendredi soir. Rien samedi matin. Je râle et j'appelle donc ma madame pour la garde de ses enfants – j'attendais une réponse de la grande surface, que je ne m'engage pas quelque part si je suis prise ailleurs (je ne savais alors pas que ce n'était que pour la rentrée).
Et puis j'appelle la grande surface. C'est à ce moment que le foutage de gueule commence.

14h :
« Bonjour, j'ai passé un entretien chez vous hier matin ; on m'a dit que je recevrai un appel pour me donner des nouvelles hier soir ou ce matin, mais n'ayant rien eu, je vous appelle...
- Qui vous a fait passer votre entretien ?
- M.*****.
- Oh mais il n'est pas là, actuellement. Appelez après 17h30, il sera là de cette heure jusqu'à la fermeture du magasin à 20h45 !
- D'accord, merci. »

17h48 :

« Bonjour, j'ai passé un entretien chez vous hier matin ; on m'a dit que je recevrai un appel pour me donner des nouvelles hier soir ou ce matin, mais n'ayant rien eu, je vous appelle...
- Un entretien ? Mais il n'y a plus personne dans les bureaux à cette heure-ci, mademoiselle ! Ils sont tous partis à 17h30. »

Il y a comme un parfum d'entubage profond.

 

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Mais je suis bornée. Je rappelle le lundi – hier donc.
« Bonjour, j'ai passé un entretien chez vous hier matin ; on m'a dit que je recevrai un appel pour me donner des nouvelles hier soir ou ce matin, mais n'ayant rien eu, je vous appelle...
- Qui vous a fait passer votre entretien ?
- M.*****.
- Un instant s'il vous plait. »
*Petite musique d'attente*
« Désolée, M.***** n'est pas disponible en ce moment, mais me fait savoir qu'il vous rappellera dans la matinée. »

Bon.
Dans la matinée...
« Bonjour, mademoiselle Méli, M.***** à l'appareil. Je voulais vous informer que pour juin, nous n'avons finalement besoin de personne... » Tiens, il m'avait pas dit le contraire vendredi ? « … et qu'on vous rappellera pour juillet si on a quelque chose pour vous. »

Moui, en fait, j'ai bien fait de pas attendre sur vous pour chercher un autre boulot.

 

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Parlons CAPES maintenant.
En bonne petite demoiselle au courant de rien, je vais pointer au secrétariat des langues de ma fac – celui qui n'ouvre que deux heures par jour de grand soleil. Et qui ouvre en retard qui plus est. Alors, je vais les voir au sujet du concours et de l'inscription en M1.
Alors pour le M1, les inscriptions seront ouvertes début juillet. Bien. Pour le concours, c'est une inscription parallèle qui n'a rien à voir avec eux, ils m'encouragent donc à aller m'informer auprès du personnel de l'IUFM.
Euh, pause.
L'IUFM, c'est pas sensé ne plus exister et être remplacé par les universités et un système douteux de master ?
Bref, je me rends gentiment à l'IUFM. Pour ceux qui ne connaissent pas Besançon, l'IUFM n'est pas si loin de la fac, il est juste perché au-dessus de la pente la plus abrupte de la ville.

 

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Nez pas peur, donc j'y vais. Et une fois sur place – précisons qu'il est neuf heures et demies, et qu'il fait déjà une chaleur à crever – je me rends à l'accueil, où la madame me regarde d'un air interloqué.
« Mais l'IUFM ne gère plus les CAPES ! » Ah, c'est bien ce qu'il me semblait. « On ne gère que les PE, CPE et documentalistes. »
Bien. Madame la gentille veut quand même m'informer, parce qu'elle se doute bien que j'ai pas fait tout ce chemin pour ne rien savoir. Alors elle appelle la fac – qui lui dit la même chose qu'à moi, à savoir qu'ils ne gèrent que le master, demerden Sie sich pour le concours – puis ses collègues, puis...
Au bout d'un quart d'heure, elle raccroche.
« Bon, personne ne sait rien. Passez au rectorat, eux doivent bien savoir quelque chose. »
Je remercie la gentille Madame, et je m'en vais. Je n'ai plus le temps de flâner, donc je retourne à mes affaires, et reprends l'aventure le lendemain, en passant au Rectorat de la Porte Noire, au centre-ville.
Saviez-vous qu'il y a deux rectorats à Besançon, et qu'on ne sait jamais si on va au bon ?
« Ah mais mademoiselle, pour cela, il faut vous rendre au Rectorat Administratif, c'est pas chez nous ! »
Ohlà, pause !
Un rectorat, ce n'est pas administratif de base ?!
Bon, on reprend. Vingt minutes plus tard, j'ai la langue qui pend, il fait chaud, j'en ai marre, j'ai traversé des ponts – et j'ai horreur de ça – et je pousse la grille du Rectorat Administratif. Pfiou.
Le monsieur de l'accueil me fait penser à une porte de prison.
« Y'a un téléphone là-bas. Vous composez le *numéro* et vous leur dites votre problème. »
Je vous explique pas l'état d'exaspération auquel j'arrive. La légende selon laquelle les fonctionnaires sont tous des feignasses serait donc vrai ?

Rassurez-vous, le monsieur du téléphone m'a ensuite dit d'aller sur le site du ministère – tout ça pour ça – et je suis désormais inscrite au CAPES 2012. Je pense qu'ils me réclameront des sous pour ça quand les inscriptions seront cloturées, vers la mi-juillet.
C'est aussi un bordel sans nom pour pouvoir s'inscrire, surtout une fois arrivé à la case diplômes. Ils demandent la dernière qualification, et il m'a fallu un temps pour comprendre que la mienne est un diplôme de classe niveau 1 – ou quelque chose dans le genre. Ce qui correspond aux licences, maîtrises, et autres diplômes de Grandes Écoles.

 

Sinon, j'ai une petite pensée pour tout ceux qui passent le bac au moment où j'écris ces lignes. Courage les jeunes, c'est qu'une étape à passer ! Dites vous qu'à la fac, vous repasserez le bac tous les six mois !


C'est tout... Pour le moment.

- oui j'ai appris que Secret Story revenait, ce sera peut-être l'occasion de vous faire un super article de la mort -
Enjoy your day \o/

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