Tiens, voilà du bon vin !

Publié le par Méli

 

 

http://3.bp.blogspot.com/_fQMBOHE7KP0/TJh-x5ZRZCI/AAAAAAAAAPk/Ofd5Tmyv9FU/s1600/vin.jpgLa France, tout le monde le sait, est le pays du vin. Du fait, nous avons tendance à ne boire que nos bons vins locaux. La preuve en est que je connais plein de bons vins alsaciens, quelques jurassiens, mais question Bourgogne ou Bordeaux, c'est le vide quasi-intersidéral. J'ai découvert quelques vins – mauvais, trop souvent – ici. Vins allemands, argentins, espagnols, australien, néo-zélandais... Et ceux qui ont la cote, chez nos amis British, ce sont les vins d'Afrique du Sud – ceux que je n'ai jamais goûté.
J'ai notamment découvert la raison pour laquelle les bouteilles de vins d'alsace ont cette forme si particulière, et si allongée : c'est la forme des bouteilles de vins allemands. Eh ouais. Et les allemands, ils ont un petit Sylvaner à tomber par terre.
Mais là n'est pas totalement le sujet. Non. L'article du jour va vous raconter les horreurs et autres ignominies que j'ai vues dans ce pays-pas-du-vin. Il ne sera sans doute pas très long, mais que voulez-vous...

Commençons par la plus récente : pas plus tard que ce matin – je vous jure – je vais faire mes courses. Je reviens, comme une fleur, avec mes courses sous le bras, prête à remplir le congélateur. J'ouvre le premier tiroir, et là... Je vois une bouteille en verre, pleine d'un liquide jaunâtre solidifié.
Si. Si, si, mon colocataire a mis une bouteille de Prinot Grigio d'Argentine au congélateur. Le goujat.

Et des anecdotes comme celle-ci, j'en ai deux-trois...

Acheter sa bouteille de vin :
Méli se rend au Mark&Spencer du coin, où elle a repéré un superbe rayon vins qu'elle veut s'empresser d'explorer. Elle s'engouffre dans ledit rayon, observe, guette. Elle reconnaît, là, dans un coin, une forme de bouteille caractéristique et s'extasie : du Gewurtraminer ! Ici ! Bonheur ! Ni une, ni deux, elle attrape prudemment la bouteille, l'examine, et...
Horreur.
Le bouchon. Ce n'était pas un bouchon en liège. Ce n'était pas un bouchon en plastique. Non mes amis, c'était bien pire...
C'était un bouchon à dévisser, type bouteille de jus de fruit – mais en aluminium, je pense. Je vous explique pas le moment de déception traversé à ce moment-là. J'ai reposé la bouteille fissa.

Un autre jour, Méli décide de passer outre le souvenir que lui a procuré le bouchon à dévisser, et va explorer le rayon vin d'un autre magasin. Ayant envie de Pinot Noir – et sachant qu'elle n'en trouvera pas d'alsacien – elle s'avance du côté des vins rouges et, c'est sans trop de mal qu'elle trouve un Pinot de Bourgogne. Elle est ravie, attrape la bouteille, lit les suggestions culinaires qu'on trouve derrière.
Et ce qu'elle voit la satisfait, jusqu'à ce qu'elle voit...
À consommer dans l'année suivant l'achat.(en anglais dans le texte).
Méli elle est devenu toute blanche, a estimé qu'un vin de bourgogne qui ne se garde pas n'en valait pas la peine, et a reposé la bouteille.

Subir les colocataires :
Outre l'épisode du congélateur, j'en ai vu de belles...
Parlons par exemple de ce jour où Liam nous a fait un magnifique Chili Con Carne. Il était bon ce chili. Mais j'ai été un peu choqué de le voir me présenter un Sauvignon – un vin blanc, donc – de Nouvelle-Zélande pour aller avec. Je lui ai gentiment expliqué que du vin blanc pour aller avec du boeuf, c'était pas ce qu'on faisait de mieux. Il a ricané, et a bu son vin avec son boeuf. Et s'est ensuite plein que c'était dégueulasse – il viendra pas dire que je ne l'avais pas prévenu.

Avant-hier soir, un bon petit plat, encore une fois – merci Liam d'aimer faire à manger – et Liam sort du vin – le même que celui que j'ai retrouvé ce matin dans le congél. Et il sort...
Des glaçons.
Je l'ai regardé mettre pas moins de cinq glaçons dans son vin. Je l'ai regardé, puis son verre, puis lui encore, et un « 
what? » plus tard, il ricanait et buvait son vin comme si de rien n'était.
Rustre.

 

Mais j'ai aussi une anecdote plus positive !
Elle date de mon petit tour à Lincoln, il y a un peu plus d'un mois maintenant. Nous passons devant un caviste, et je me dis « bon, pourquoi pas, de toute façon, y'a pas de caviste dans mon patelin... » et j'entre.
Et là, on papote avec le caviste, auquel j'annonce la couleur de suite : je suis française, me refile pas ta bouse pour touristes.
Et on parle, on parle, il me sort un petit Pinot de Bourgogne, pas très cher, itou. Et l'étiquette est en français, pas d'annonce de date de péremption, je suis contente.
Et là, le caviste nous demande, à ma copine et moi, d'où on vient en France. Et quand on a dit l'est, il a réagi immédiatement :
« Alsace? »
… A cet instant, ce caviste a gagné en crédibilité, et j'ai finalement décidé d'acheter son vin \o/
Qui était très bon par ailleurs =p

Publié dans Vie Quotidienne

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