La minute écologie

Publié le par Méli

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Je sais pas vous, mais moi, depuis des années, on me parle de l'Angleterre comme d'un pays où les gens sont hyper-sensibles à l'écologie, où on respecte l'environnement, où il y a tout un tas d'associations écologistes très influentes. Oh, je ne parle pas de profs – je ne me souviens pas d'un prof d'anglais qui m'en ait déjà parlé – mais d'une réputation latente. Eh bien laissez-moi vous dire une chose :

 

This is bullcrap !
(oui, je sais, normalement c'est bullshitmais je suis influencée par South Park que je regarde plus que de raison)

 

On nous a menti ! Les Anglais et l'écologie, ça fait un joli quinze. Après, mon point de vue est peut-être influencé par le fait que j'ai grandi dans une région verte – Besançon, première ville verte de France, et la Franche-Comté a la rivière la plus propre, ainsi que le plus grand nombre de forêts naturelles[1] – où le tri des déchets est non plus courant, mais automatique, où les bus fonctionnent au gaz naturel, et où les trains fonctionnent à l'électricité, mais n'empêche que.

 

J'ai déjà eu un petit choc en arrivant, dès le premier jour : dans ma colocation, le tri des déchets, on ne connaît pas. Non, m'sieurs dames. Bon, ça, c'est une particularité bien à eux, apparemment, les autres FLAs m'ont tous affirmés avoir des colocs anglais très à cheval sur le sujet. Mais même avec cela, une chose est à soulever : partout où je suis allée – autre que chez moi, donc – il y a deux poubelles : déchets usuels et carton/papier. Bien. Très bien. Dans mon village paumé de 400 habitants qui se fait foutre de sa figure par tous mes charmants amis FLAs, nous avons une poubelle déchets usuels, une poubelle carton/papier/plastique, une poubelle canettes/conserves, et une poubelle pour les verres un peu plus loin dans le village. Hm. Y'a comme qui dirait une différence, mine de rien.

Dans ma colocation, toujours : alors vous saurez que le chat n'a pas de gamelle pour boire. Que nenni. Quand le chat a soif, on lui ouvre le robinet et elle boit grâce à l'eau qui coule. Ça m'a absolument scotchée. J'ai bien essayé de lui apprendre à boire à la gamelle, mais à deux ans, il est un peu tard et elle la délaisse. Je vous laisse imaginer les litres d'eau gâchés...

Le chauffage... Alors là, une fois encore, ils m'épatent. Certes, l'hiver arrive, et il fait froid dehors – quoique moins qu'en France. Mais ce n'est PAS une raison pour surchauffer ! Je baisse le thermostat sans cesse, qui est presque toujours réglé sur 23/24°C, au lieu de 19°C – température idéale dans une maison. C'est vraiment étouffant.

Je finirai sur la nourriture : ça me fait mal au coeur de voir tout ce qui est gâché en nourriture, jeté, délaissé. Ils ne connaissent pas le principe des restes – du moins, mes colocs – ou de cuisiner pour 3 et non pas pour quinze, puisqu'on est que trois à vivre ici. Bouhouhouhou.

 

Ça, c'était pour ma colocation. Parlons maintenant transports en commun.
Bon point : à Nottingham, comme à Sheffield, comme à Édimbourg, il y a le tram. Cool. N'ayant emprunté que le réseau de Nottingham, je ne vous ferai part que de celui-ci : il n'y a qu'une ligne. Une seule. Avouons que ce n'est pas le top. Well, j'exagère, il y a trois lignes, mais elles empruntent le même chemin. Toutes. Elles font juste leur terminus à des endroits différents, et sont toutes reliées à la gare. Désespérant.

Parlons bus, maintenant. Les bus de ville sont mignons, très propres, fonctionnant – à priori, j'ai pas vérifié – au gaz naturel. Bien. Bah dès qu'on quitte la grande ville, on oublie. Et les double-deckers, ça consomme plus qu'un bus simple, forcément, étant plus lourd. Comme un bus-double – que j'appelle affectueusement les bus accordéons – ils ne devraient être utilisés qu'au besoin, sur des lignes ayant un fort trafic. Mouais. Bah Tuxford-Worksop, bus n°34 que je prends pour aller à l'école, ou pour en revenir, c'est toujours un double-decker. Le nombre max de passagers que j'y ai vu est de 4. Sur le trajet complet.

Le coup de grâce sera pour les trains. Je n'ai, de mémoire de Comtoise, jamais vu – rattrapez moi si je me trompe – de trains avec un pot d'échappement. Jamais. Tous fonctionnent à l'électricité, surtout nos super TER suppositoires. Bah les East-Midlands Trainsont du superbes pots d'échappement. Je les ai pas percuté tout de suite, mais franchement, une fois qu'on les a vu, ça choque méchamment. J'en suis venue à me demander ce que ça faisait là – sans rire. Et c'est là, que j'ai remarqué qu'il n'y a pas ces super câbles au dessus de nos têtes, auxquels les trains se raccrochent en France, dans la gare de Nottingham, ou que sur certains quais – pour les trains CrossCountry. C'est bien, les grandes distances sont couvertes à l'électricité. Mais je pense qu'il serait bien que ma ligne de village, d'une heure et quart de trajet, avec un train toutes les heures, soit équipées. Parce qu'à mon avis, elle pollue plus qu'un CrossCountryle ferait.

 

La liste est encore longue : le suremballage dans les supermarchés, les sacs plastiques utilisés à tort et à travers – ces fameux cornets, comme on dit chez moi – le temps qu'on peut passer à chercher une poubelle – j'ai passé mon trajet chez moi/Birmingham à en chercher une, et je ne l'ai trouvée qu'à la sortie de la gare New Street, Birmingham – et autres.

Alarmant.

Vraiment. J'ai peur pour ma planète si on devenait tous anglais.

 

C'était l'article daubé du week-end ! See you guys o/ !

 

PS : et puis comme je suis une vilaine écolo, je vais voir pour ajouter un widget spécial écolo sur mon blog. Parce que je le vaux bien.

 

[1] Je suis pas totalement certaine de ça. J'ai la flemme de vérifier, j'avoue.

Publié dans Pot-Pourri

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