Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 20:38

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Bis repetitas, encore une fois, ai-je envie de dire.

Je vous ai déjà parlé de Marc, le year 13 qui ne sait pas où sont les Pyrénées. Marc est avec deux filles, Anabelle et Fiona, dans mon groupe du mercredi, en lesson six. Ce sont les seuls year 13 à avoir choisi le français en épreuve de A-levels, et, si leur niveau n'est pas optimal, ils se défendent.

Pas contre, leurs connaissances en géographie sont épouvantables. Et en histoire aussi. Mais l'histoire viendra après, commençons par la géographie.

 

Cette semaine, après quelques temps passés à étudier l'environnement et l'écologie, le super sujet à la mode dans tous les pays quand on passe un examen de langues, nous avons changé de thème pour aborder problème sociaux contemporains. Et nous commençons par la pauvreté, en France et dans le monde. Je comptais donc aborder les associations caritative type Les Restos du Coeur, Secours Catholique, etc... Puis, éventuellement si on avait le temps, voir une analyse de texte sur le plan grand froid développé par l'Armée du Salut depuis fin novembre.

Sauf que, comme toutes les semaines, on ne fait pas du tout ce qui est prévu. On bavarde, sur la France, certes, mais on bavarde. Et vu les connaissances de ces derniers sur la France et ses alentours, je pense que le bavardage est une option de cours que je vais garder un moment. Je ne sais plus du tout comment on en est venus à là, mais, comme quelques semaines plus tôt, je me retrouve à dessiner une carte de la France au tableau – toujours approximative, mais on voit que c'est la France.

Je place quelques villes : Paris, Nice – parce qu'ils connaissent Nice – Monaco – parce qu'ils adorent Monaco – et indique l'Espagne, histoire de. Ensuite, après une énième demande sur le coin d'où je viens en France, je situe sur la carte en expliquant que c'est à côté de la Suisse. Switzerland.

 

Pendant le reste de l'heure, mon cher Marc dira que j'habite à côté de la Suède – Sweden. Je pense vraiment qu'il va me désespérer avant la fin de l'année.

 

Après la parenthèse Sweden, Fiona s'amuse à me demander où sont quelques villes où elle est allée en vacances : La Rochelle, … J'indique les Pyrénées au passage, rappelle que la Bretagne c'est pas le même coin, et le sujet dérive sur les montagnes de France...

Oh my.

Donc les Alpes, selon eux, sont vers Belfort. Muimuimui. Alors on fait ça à l'arrache, parce que je ne connais pas la carte exacte des Alpes, et je leur montre que le massif dessine la frontière avec l'Italie, déborde sur la Suisse jusqu'à couvrir le sud de l'Allemagne. Non, ils ne savaient pas que les Alpes allaient jusqu'en Allemagne. Je leur parle vaguement du Jura, dans un coin, et maintenant, nous partons sur... Une ville dont je ne connais pas le nom. Je lui fais répéter... Et comprends qu'elle veut savoir où se trouve le nom d'un vin.

x.x

On explique gentiment que tous les vins ne portent pas le nom d'une ville et... C'est reparti. On parle des grandes régions de vin – Bordeaux, Bourgogne, Bordelais, Alsace, Jura, Champagne...

 

Et là, enfin, après dix minutes de ce traitement, Marc se réveille, et se moque de ma carte 'pas très réussie'. Tiens donc. J'efface tout, et lui tend le crayon, avec pour défi de tracer une carte du Royaume-Uni. J'ai pas été déçue du voyage. Sans mentir, il a fait quelque chose qui ressemblait un peu à … Well, à une glace deux boules retournées avec un rond sur le côté pour symboliser l'Irlande. Autant dire que l'Écosse était ridicule par rapport à ce qu'elle est vraiment et que, si je ne l'avais pas su, je n'aurais jamais deviné ce qu'il dessinait.

En attendant, ça a bien fait rire Fiona et Annabelle qui se sont fort moquées de lui.

 

Passons maintenant à l'histoire. Car, après cela, j'ai enfin pu leur parler des Restos du Coeur – je leur ai parlé de Goldman, en référence aux Enfoirés– le nom les a fait rire - , en essayant de leur parler de la chanson Je te donne, histoire de voir, et ils sont persuadés que cette chanson a été écrite par les World Apart– et je passe au Secours Catholique.

Et forcément, on dérive sur la religion... Oui, je suis catholique – Marc et Fiona aussi, apparemment – non la religion catholique n'est pas la religion officielle puisque la France est laïque. Oui, la majorité des français – je crois – est baptiséecatholique, mais en général pas croyante. Et voici comment on dérive sur y a-t-il des protestants en France, et sur Fiona qui parle de Martin Luther.

Et là, Marc a encore fait étalage de sa connaissance extraordinaire en matière de culture générale.

 

« Martin Luther King ?

- No, idiot, Martin Luther !

- Who? »

 

Le Idiot est de Fiona, pour ma défense. Elle avait l'air aussi exaspérée que moi. Donc je lui ai gentiment parlé de ce monsieur qui a précédé Luther King de quatre bons siècles, qui a placardé ses élucubrations sur la porte de son église, tout ça, et nous voici qui arrivons à Henry VIII, ce bon vieil Henry, père de l'Anglicanisme. Bah on n'est pas verni, je pense que j'ai une connaissance plus poussée en la matière qu'eux. Parce que bon, Henry, il a pas crée le protestantisme, hein. Il a juste voulu rompre avec l'Eglise pour divorcer. Il avait gardé les valeurs catholiques, à la base – remplacées par des valeurs protestantes par sa fille Elizabeth 1st. Ça, qu'un français le sache pas, je veux bien, c'est pas notre histoire, et tout ça. Mais bon, un anglais qui sait pas ce genre de chose, pour moi, c'est comme si un Français ne savait pas que Napoléon a perdu à Waterloo.

Quoique je serai pas étonnée de voir que peu le sachent.

Finalement, mon petit Marc est un anglais moyen. Qui parle plus ou moins français.

 

Le cours s'est fini sur un 'comment vous connaissez l'histoire de l'Angleterre, Miiiiiiiiss?' où je leur ai gentiment rappelé qu'en trois ans à l'Université, mon cher Monsieur V., professeur de civilisation britannique, avait eu le temps d'en faire rentrer un peu dans mon crâne.

Un peu.

Par Méli - Publié dans : Élucubrations d'une FLA
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 11:00

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Bis repetitas.

Voilà maintenant une semaine que la neige a commencé à tomber. J'aime la neige. J'adore la neige, même. Et, en bonne comtoise, je ne suis pas effrayée par la neige le moins du monde, j'ai appris à vivre avec depuis mon enfance. Ainsi donc, dans mon pays, qui est soit dit en passant le plus beau du monde :

  • On ne ferme pas les écoles à cause de la neige.
  • Les bus passent même avec cinquante centimètres de neige.
  • On connaît la magie du pneu neige, et la différence entre les pneus neige et les chaînes.
  • Seuls les citadins paniquent en voyant les flocons.
  • On s'habille correctement et en fonction de la température extérieure (ce que les anglaises ne savent pas faire, je le rappelle).

 

Bien, alors maintenant, je vais vous expliquer pourquoi vous n'avez pas d'articles über-excitant sur le week-end que j'aurais du passer à Manchester : parce que ces gentils anglais ont supprimés tous les trains depuis mon village. Qu'à cela ne tienne, me dis-je par ce frigorifiant samedi matin, je prendrai le bus jusqu'à la ville que j'voulais atteindre en train, j'marcherai jusqu'à la gare, et je prendrai le train depuis là !

Que nenni !

Car jamais le bus ne passa dans ce sens-là, se contentant d'aller conter fleurette à l'autre bout de la ligne mignonnette. Ainsi donc, après plusieurs jours de congés forcés – parce que, je le rappelle, mon école était fermée – me voici en week-end cocooning forcé.

Tout irait magnifiquement bien, si...

 

Si les trains se remettaient à circuler normalement. Car bien évidemment, il ne neige plus depuis vendredi, la neige, faute de fondre, commence à être dégagée... Mais non ! Le train passe, je l'ai vu. Juste il ne s'arrête pas. Il va directement jusqu'à Mansfield, sans s'arrêter aux quelques cinq gares qu'il y a sur le chemin. Et moi, qui avais rendez-vous à Nottingham ce matin ?

Bah je l'ai dans le derrière.

Une fois encore, je me dis : « Bon, allons à Worksop en bus ! Le train part de là-bas, j'ai qu'à atteindre la gare depuis les arrêts de bus, j'devrais arriver à l'heure ! »

Que nenni !

Quelle naïve, cette Méli ! Après trois quarts d'heure à attendre le Saint Bus, elle commence toutefois à en avoir marre : elle ne sent plus ses pieds ni ses doigts, et commence à grelotter à attendre sans pouvoir beaucoup bouger. Alors Méli laisse tomber. De toute façon, il est 8h30, le train part à cette heure-ci de Worksop, et atteindra Nottingham à 9h45. Sachant que le rendez-vous est à 10 heures, et qu'il y a un train toutes les heures, Méli elle l'a bien profond dans le derrière.

 

Dire que j'avais vu avec mon mentor teacherpour ce rendez-vous, de manière à rattraper les heures de cours que je ratais aujourd'hui... Et que je vais les re-rater lundi prochain, pour cause de rendez-vous reporté...

J'ai envie de dire : FML (Fuck My Life – VDM).

 

Par Méli - Publié dans : Vie Quotidienne
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 09:40

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Un jour de plus, mon école est fermée pour cause de neige – 20 inches of snow, c'est pas rien, haha. Donc je vais pouvoir chouchouter un peu mon blog que j'ai boudé lors de ma grande période touristique. Et si je vous racontais mes aventures en Écosse ? Ça date un peu, mais bon, j'suis sûre que vous y trouverez votre compte.

Donc, l'Écosse...

C'est un rêve d'enfant. J'ai toujours eu envie de visiter l'Écosse. Je voulais y faire mon assistanat à la base, mais, étant donné que c'est une région très demandée, j'ai du me faire une raison et me contenter de classer la région dans ma catégorie tourisme.

L'aventure débute durant les vacances de la toussaint. Après avoir envoyé un mail aux assistants de la région et trouvé trois clampines pour venir m'assister, nous voici, par un magnifique mardi matin, à 5h20, dans la gare de Nottingham. Avec des cernes sous les yeux. Il faut dire qu'on n'a pas spécialement beaucoup dormi. Et le train est la plus longue étape du jour. Nous arriverons à Édimbourg aux alentours de onze heures.
Car oui, nous nous rendons dans la capitale. Pour la simple et bonne raison que faire toute l'Écosse en trois jours, c'est juste pas possible, et que la ville est assez énorme pour nous occuper jusqu'au vendredi suivant, où nous rentrerons dans notre bon vieux Nottinghamshire. Donc. Une heure de train jusqu'à Sheffield, puis correspondance pour prendre le train directement jusqu'à notre destination.

Dans le train, nous avons essentiellement dormi. Enfin, elles ont essentiellement dormi. Car, et tout mon entourage vous le dira, si je m'endors à une vitesse surprenante dans une voiture, je n'y parviens pas vraiment dans un train. Je me suis donc contentée de somnoler pendant un quart d'heure, observant le paysage des villes que nous traversons. Doncaster, Leeds, York, Newcastle...

Et puis, peu après Newcastle...
La Mer du Nord. On est à moins d'un kilomètre de la côte et la mer se détache, là, juste sous mes yeux ébahis de franc-comtoise qui voit pas la mer très souvent. Il n'en fallut pas plus pour ne plus me faire décoller le nez de la vitre. La mer, superbe, majestueuse, virevoltant au gré du vent qui souffle, dans le nord de l'île. Des belles vagues, quelques menues falaises, des plages désertes, des rochers qui émergent de la flotte... Superbe. Un spectacle à graver dans la mémoire sans jamais l'en effacer.

Et voici qu'on s'éloigne à nouveau de la côte, jusqu'à passer devant un panneau England/Scotland. Quelques minutes plus tard, un autre panneau : Edinburgh – 50 miles. Autrement dit, on y serait dans un peu plus d'une demi-heure. Cette fois, elle tient plus en place la Méli.
Et puis, enfin, la ville, l'immense capitale, se dresse autour de nous. On la traverse, et on se glisse dans le centre ville, où la gare nous ouvre ses bras. Édimbourg, terminus du train. Heureuse comme tout, je ne me fais pas prier pour descendre, et observer la gare tout autour de moi. On est enterrée. C'est l'impression que ça donne. Si je ne m'abuse, la gare, et donc les lignes de fer qui la relient, sont dans le lit d'une ancienne rivière... Ou plutôt fleuve, qui devait se jeter dans la Mer du Nord – si on en croit les autochtones. Wah. Trop cool.
Et forcément, nous sommes quatre filles en tourisme. Et FORCÉMENT, qu'est-ce qu'on croise, à la sortie de la gare ? Un centre commercial. Si, si, je vous jure. Mais bon, on est fortes, et pis, il y a plus urgent à faire : trouver l'auberge de jeunesse qui, selon mes recherches, et si près de la gare qu'on devrait pouvoir la trouver sans difficulté.

Tu parles Charles.

On suit les indications qu'internet m'a indiquées, et on arrive à une enseigne de l'auberge de jeunesse. On entre, et, surprise ! C'est un kebab.
Bon. Le gentil monsieur il nous dit qu'ils ont déménagés, mais qu'il faut juste remonter la rue, on devrait le trouver facilement. Mais bien sûr. Oh, on l'a trouvée, pour sûr. Après avoir tourné en rond pendant une bonne heure, à faire tout le tour des rues environnantes, pour finalement le trouver... Juste en face du kebab. Il s'est pas un peu fichu de nous, le bonhomme ? Mais bon... Le bon point, c'est qu'on peut enfin poser nos affaires, et partir pour de nouvelles aventures. Mais avant toute chose... Manger. Et le Royaume-Uni, je ne le répèterais jamais assez, est bourré de fast-food, donc on se retrouve au Burger King du coin. No problem.

http://nsa20.casimages.com/img/2010/12/01/101201094644586900.jpgBordel, on est en Écosse. Ouaaaaaais !

L'après-midi sera corsé. On fera le tour des ruelles qu'on avait déjà croisées quand on était à la recherche de l'auberge. J'avoue que le reste est flou et que je ne me souviens plus très bien dans quel ordre on a fait quoi, ni si tout était ce jour-là mais... On est allé prendre des photos de the Elephant House place of Birth of Harry Potter– sommes allées au château d'Édimbourg, majestueux et depuis lequel on a une superbe vue... Gâchée par un échauffaudage en plein milieu du décor, avons pris des photos de William Wallace, avons visité le Wee Shop, magasin de souvenir, et sommes allées contempler la Cathédrâle St Gilles, majestueuse, qui se dresse tout près d'un monument à la mémoire d'Adam Smith.
Pfiou, tout ça. Il faut dire qu'on n'est pas rentrées dans le château, la visite payante étant un peu chéros.

 

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Et ensuite...
The National Museum. Ça c'était super glop. Bon, normalement, il marche de manière chronologique. On commence par la formation de la Terre, et on remonte, progressivement, dans l'histoire, jusqu'à la période actuelle. Outre le fait qu'on n'ait pas tout fait – le musée a fermé à 17h – on s'est allègrement perdues dedans. On a d'abord visité la Renaissance, puis l'Antiquité, puis la Préhistoire, puis la Révolution Industrielle... En passant par l'époque romaine qui était quelque part au milieu de tout ça. Et pourtant, on a essayé de suivre la chronologie. Mais on a pas tout compris comment ça marche.
Outre ce petit problème, ça a été très intructif, et la partie concernant la préhistoire a été celle qui m'a le plus impressionnée – avec la révolution industrielle. Les décors, reconstitutions des environnements, et les petits jeux de lumières m'ont conquise. L'immense Steam Engine aussi, d'ailleurs, où ils expliquaient le fonctionnement exact de la machine, de l'importance de la pression... J'ne me souviens plus de toutes les explications, mais c'était super aussi – j'aurais du prendre des notes.

 

Mais la fermeture nous a obligées à aller ailleurs. Le souci, c'est qu'à 17-18h, tout ferme. Magasins y compris. Donc il ne reste plus grand chose à faire... On va faire un peu de lèche-vitrine, puis on retourne à l'auberge de jeunesse pour prendre un thé – aucune d'entre nous ne boit de café. Et là, le miracle de l'auberge de jeunesse : on tombe sur un lyonnais, venu ici pour un stage de quatre mois. Trop cool. Voici comment tout commença : on papote, on papote, et on finit par se retrouver, une heure plus tard, dans le pub du coin, à rigoler et à s'amuser.

Fin de la première journée. Niiiiiice.

 

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Day two.

On partage notre chambre avec deux petites anglaises, et la nuit a été assez drôle, parce que quelqu'un s'est retrouvé coincé dans le couloir, sans sa clef. Ballo. On se lève à une heure raisonnable pour des françaises en vacances, et on va déjeuner. Dans le couloir, mon tact incarné lance : « Au fait, le mec coincé dans le couloir hier, il a pu rentrer? » Une voix profonde me répond, juste derrière moi.

« Ouais, merci, désolé pour le bruit. »

Oups.
Je crois que c'était lui. Encore un français. Toulousain, cette fois. Qui vient prendre son petit déjeuner avec nous. Lui, il a vécu à Édimbourg par intermittence pendant quatre ans, et est ici pour un mois. Il nous donne quelques petits coins sympa à visiter, notamment l'
Arthur's Seat, une colline de la ville. Il nous explique comment nous y rendre, et ajoute que la vue, en haut, vaut vraiment le coup. Il nous parle d'une promenade d'une heure, pas difficile, très sympa. Bien. Emballées, et vu le soleil, on projette d'aller pique-niquer là-haut.
Ahah. Naïves que nous sommes.

 

http://nsa20.casimages.com/img/2010/12/01/101201095302496403.jpgPremière étape : aller chercher à manger. Une fois parées, nous voici en route, alors que midi sonne. Nous passons devant le parlement écossais, que nous irons visiter au retour, et, en une petite heure, nous voici au pied des deux collines. D'après notre ami Toulousain, la vue vaut plus le coup sur la plus haute, en toute logique. Voici comment nous jetons notre dévolue sur la plus difficile à grimper... Du haut de ses 257mètres. Le pire, ce n'est pas ça. Ni nos chaussures absolument pas adaptées. Non, le pire, c'est le vent, si fort qu'il a manqué – sans mentir – de me faire tomber plusieurs fois.
La montée est pénible, mais pas très longue. La vue de la ville s'étale peu à peu devant nous, majestueuse. Nous avons vue sur la mer, vue sur le paysage alentours, les montagnes au loin, la ville à nos pieds. Le vent dans les cheveux, qui nous dissuade carrément de rester pique-niquer. Alors, on redescend, après quelques photos du paysage et des quelques bizarreries trouvée là haut. On pique-niquera un peu plus tard, à l'abri du vent, dans un parc entouré d'arbres. Puis, on visitera le Parlement Écossais, où j'ai subi ma première fouille pour avoir fait bipé le portique. Bon, quand je dis visiter... On a guetté l'exposition en cours et avons fait le tour de la boutique de souvenirs, en bonnes touristes.

Puis on refait le rituel du soir. On va prendre un thé dans la cuisine de l'auberge, où on rencontre... Deux assistantes autrichiennes, elles aussi ici en vacances. Huhu ! Voici qu'on papote, qu'on échange nos anecdotes, notre avis sur le pays... Elles nous informent qu'elles ont trouvé un genre de programme les amenant le lendemain dans les Highlands pour la journée, et les font revenir le soir. Wah, les veinardes, elles vont voir le Loch Ness ! Trop jalouse. Mais en attendant, on programme une soirée, dans un pub un peu hippie conseillé par le monsieur qu'on a rencontré le matin-même, et dont on n'a jamais sur le nom – ces deux filles-là non plus d'ailleurs.

Et peu avant qu'on parte... On retrouve notre compagnon de la veille, le Lyonnais en stage – Adrien de son nom - ! On l'enjoint à nous rejoindre, et nous mettons en route jusque là-bas.

 

Grosse désillusion.
Le pub de hippie en question est... Sale, délabré, et autres adjectifs vraiment pas glop. Je ne serais pas surprise de voir un rat surgir de derrière le comptoir. Face à ce constat, on se taille fissa, et on va se réfugier dans le premier pub qu'on croise... The Elephant House. Oui, la birth place d'Harry Potter. Huhuhu. Étonnamment, niveau déco, on ne trouve rien de très excitant. Surtout des éléphants, et rien sur JKR, sinon quelques petites coupures de journaux, sur le livre ou les films. Mais vraiment, faut chercher.

Après une pizza et un peu de cidre, on retrouve Adrien, avec un peu de culpabilité pour ne pas avoir pu prévenir les autrichiennes du changement de programme. Le pub ferme, on va ailleurs. Une bonne petite soirée, bien sympa, comme la veille, après laquelle on rentre à l'auberge.
Où tout se déroule bien jusqu'à environ quatre heures du matin.

 

À quatre heures du matin, les Londonniennes avec qui on partage la chambre rentrent. Et pas seules. Non, non, l'une d'elle est accompagnée par un mâle. Mal réveillée, je vois ça d'un mauvais oeil, et tente de me rendormir. Deux d'entre nous réussiront. Moi non, pas plus que l'espagnole du groupe, qui dort sur le lit au dessus du mien. Et elle, elle est très bien réveillée. Et quand je comprends ce qu'il se passe derrière moi, je suis tout d'un coup très bien réveillée.
WOW ! Je rêve ou... Non... Ils vont pas oser...
Si. Ils ont osé x_x.
Pas jusqu'au bout, dixit mon amie expagnole qui était plus réveillée que moi – j'avoue que je me suis planquée sous ma couette. Ils sont allés se finir ailleurs, probablement dans les douches ou les toilettes. Mais... OMGWTFBBQ. Ils ont osé bien s'entamer quand même. Et ils sortent... Pour revenir un peu plus tard. Et monsieur ronfle. Oh bordel.
Autant vous dire que j'ai pas dormi du reste de la nuit. Il est parti à 7h30, sans se préoccuper de faire du bruit ou pas. Ça, oui, ça nous a fait jaser toute la journée. Et 'voyez, j'en jase encore.

 

Day three.

http://nsa20.casimages.com/img/2010/12/01/101201095457830858.jpgLever 9/10h, douche, préparation, petit déjeuner, nous voici prêtes à partir. Notre amie espagnole a eu un appel, la veille, sa cousine venant lui faire une surprise en arrivant chez elle pour le week-end, donc... Elle devra rentrer dans l'après-midi, un jour plus tôt que prévu. Donc on se dépêche d'aller faire le tour de ce qu'on n'a pas encore fait. La Cathédrale Ste Mary, le théâtre, quelques églises, la colline en face de l'Arthur's Seat... On se promène, plus qu'autre chose. On fait le tour, allons faire un peu de shopping, et bientôt, l'heure sonne et on doit accompagner notre amie à la gare. La journée a passé très vite, et je ne me souviens plus de tout ce qu'on a fait. Je me souviens être allée aux boutiques de souvenirs, pour qu'elle s'en trouve un.
Oh oui.
Je me souviens aussi de cette boutique, aux allures très... Ésothériques. Les filles ont pensé à une boutique celtique, mais perdu, c'était bien un truc pour adolescents qui croient en la magie. Pourtant... Le gérant comprend le français, et nous repère vite, et on se met donc à papoter avec lui. Très sympa. Il nous raconte la légende d'une reine égyptienne, Scottie, qui, après avoir fait du commerce avec les Écossais, aurait donné son nom à la terre, qui est donc devenue Scotland. Très intéressant, très instructif.

La fin d'après-midi, après le départ de notre amie, est un peu morne. On zone un peu dans les boutiques de souvenirs, et le soir... On sort entre filles, cette fois, dans un petit pub du coin, où un groupe de rock local interprète des chansons britanniques célèbres. Donc on chante, on papote, on rigole... Et on va se coucher.

 

Day four. Last day in Edinburgh.

Même rituel que d'habitude. On se lève une heure plus tôt, néanmoins, parce qu'on voudrait visiter la Art Gallery qu'on a repéré la veille. Ce qu'on fait. Tout est fermé, excepté l'exposition au sous-sol, sur le thème du corps. Encore une fois, aussi intéressant qu'instructif. Puis, on va juste en face, dans cette Fruit Gallery qui m'intrigue depuis que je l'ai aperçue. C'est une galerie d'art contemporain qui ne me parle absolument pas, mais intéressant malgré tout. Mention spécial à l'escalier notedepiano, qui joue quand tu marches dessus. Je me suis bien amusée avec, j'avoue. Je reste une grande gamine.
Et puis... On va manger. Et enfin, adieu Édimbourg, nous voici dans le train, direction Nottingham... Fin des vacances. Arrivée vendredi 29 octobre, à 17h. Bouh.

 

J'ai bon espoir, maintenant, de partir en week-end à Manchester. Néanmoins, ça me paraît compromis... Ça neige pas mal, par ici, et les trains ne circulent pas... Espérons que ça se calmera d'ici samedi !

Par Méli - Publié dans : Tourisme
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 13:24

Héhéhé !

C'est bientôt Noël !

Et à Noël, on mange quoi ? Des truffes !

 

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Voici donc le chapitre des recettes de Méli, qui aujourd'hui va nous dire comment on fait des truffes au chocolat. À savoir : comme pour les cookies, c'est la facilité incarnée. Il ne faut pas grand chose, ça ne coûte pas très cher. Il faut juste s'y prendre un peu en avance. Donc, pour une vingtaine de truffes, il faut :

 

  • 150 gr de chocolat noir (du chocolat premier prix fera très bien l'affaire)

  • 2 jaunes d'oeufs (attention, pas les blancs, sinon vous n'arriverez à rien)

  • deux cuillères à soupe de crème fraîche

  • 100 gr de beurre

  • 50 gr de sucre en poudre

  • du chocolat en poudre (sans sucre de préférence)

 

Il faut commencer par faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie, ensemble ou non, ça n'a pas d'importance. Au final, une fois le tout fondu, on verse dans un saladier le chocolat et le beurre, auxquels on ajoute le sucre ainsi que les deux jaunes d'oeufs. Et on ajoute la crème fraîche au fur et à mesure, jusqu'à obtenir une belle pâte bien homogène.

Personnellement, je mets le tout au frigo pendant une nuit, après, mais une heure suffit, le temps que la pâte durcisse un peu. Ce n'est qu'après qu'il faut se salir les doigts, et faire de petites boules avec la pâte chocolatée, que l'on roule dans le chocolat en poudre.

Pour la présentation, on peut les mettre dans de jolies caissettes. C'est esthétique, et ça fait toujours son petit effet.

 

Et voilà o/

Ce n'est pas plus compliqué que cela, c'est toujours très distingué, et ça plaît toujours à des invités, en général. Ça impressionne souvent, quand j'en fais, alors que c'est vraiment la gourmandise la plus simple à faire.

Je suis allée farfouiller sur le site de Van Houten – oui, un peu de pub, parce que leur chocolat en poudre il va super trop bien – et j'ai trouvé une variante de la recette qui me plaît beaucoup, et que j'essaierai probablement. Pour les amateurs, la voici. Elle n'est pas très différente, la base est la même. Je reste sceptique quand à l'idée de porter la crème à ébullition, parce que ma Maman m'a toujours dit qu'il fallait jamais faire bouillr de la crème. Mais après, ils parlent pas de crème fraîche...

J'ai aussi une variante, dans un de mes livres de recettes, sur des truffes faites avec de multiples chocolats... Mais les classiques restent mes favorites.

 

Bref.

En ce jour de neige où mon école est fermée, je pense que je vais glandouiller. Je vous souhaite donc une bonne journée ~

Par Méli - Publié dans : Les Recettes de Méli
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 14:31

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Aaaah... Une aventure incroyable du jour !

Ce matin, je me suis levée et... Ô surprise, c'est tout blanc \o/

Je n'y croyais plus. Depuis deux jours qu'on me dit qu'il a neigé toute la nuit, et que le matin, pouf, plus rien, c'était presque inespéré. D'autant plus que dans ce pays où on panique à la moindre pellicule blanchâtre, il y a au moins cinq centimètres. Bonheur total.

Les gamins sont dehors, avec leurs luges – je me demande d'ailleurs ce qu'ils vont en faire, vu comme c'est plat par ici – et gambadent, tombent, etc... Joyeusement. Bon. Moi qui avais prévu d'aller faire les courses, un problème se pose : les bus ne passent pas, en général, lorsque la neige est tombée – dixit les colocs. Hahin. Tant pis, j'suis une warrior, j'irai tenter quand même.

 

Et voici comment, à 10h15, je sors de chez moi, avec mon blouson et mon écharpe, dans l'espoir d'avoir un bus. J'avance gentiment dans la neige, me permettant mon petit plaisir à moi : marcher dans la neige encore blanche et vierge de tous pas – les enfants sauront de quoi je parle. Je croise un couple de gens à peine plus âgés que moi, qui marche prudemment sur la neige tassée – pff, noobs, on sait tous que la neige tassée est plus adéquate pour glisser que la neige encore immaculée <3 – alors que je gambade gaiment jusqu'à mon arrêt de bus.

Seule ma rue a l'air de ne pas avoir été déneigée. Enfin, apparemment, c'est surtout parce qu'ils ne connaissent pas le chasse-neige – mon coloc n'a aucune idée de ce que ça peut être – et qu'il a plus de circulation sur la rue principale – logique.

Bref mon bus passe. À noter que, pour un samedi matin, trois personnes dans le bus, ce n'est pas habituel. Et je commence à me marrer.

Arrivée à destination vingt minutes plus tard – au lieu de dix. Je descends, je vais faire mes courses... Et là, même chose : pour un samedi matin, y'a personne, que ce soit sur le parking ou dans le magasin. Bienvenue dans la quatrième dimension Méli, là où les gens restent cloîtrés chez eux au moindre flocon de neige. Mais bon, on va pas se plaindre, du coup j'ai pas eu à faire la queue au supermarché.

Je rentre chez moi, croise coloc... Qui veut aller braver la neige à son tour, avec sa supervoituretouteneuvequ'ilvientdesacheteralorsquesoidisantilapasdesous. Alors là, ça valait des points. On a du faire 5 miles. Soit... 7 ou 8 km. Ouais. À dix km/h. Bah, c'est long. Et qu'est-ce que je me marre ! Même sur route dégagée, c'est rythme tortue !

Le plus drôle arrive sur le parking.

Alors là...

Je vois tout le monde, enfants compris, marcher au ralenti, à petits pas pour pas tomber, sur les coins où la neige a été tassée par les pneus, et je suis la seule abrutie à courir comme une dingue, dans la neige fraîche et vierge, sans tomber... Ce qui n'a pas été le cas du coloc qui, après avoir frôlé la chute en glissant, finit par s'étaler par terre. Fou rire garanti, j'me suis bien moquée de lui. Surtout que je lui avais dit que marcher dans la neige fraîche serait moins risqué. Mais non. On m'écoute pas.

 

Bon, il s'est rien passé d'autre. Mais la journée n'est pas finie et je ne désespère pas.

Ce qui est moins drôle, c'est qu'à cause de la neige, ma connexion internet coupe de temps à autres è.é et ça, ça craint du boudin.

C'était l'article pourri du week-end !

Merci de suivre mes aventures, et faites de jolis bonhommes de neeeeige !

Par Méli - Publié dans : Vie Quotidienne
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